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DIFFUSION VIDÉO

Avant, il y avait la diffusion hertzienne…

Avec l’évolution grandissante de la TNT (Télévision Numérique Terrestre) face à la transmission analogique (TAT), les images de qualité sont arrivées sur nos écrans. Et sur ces derniers, une certaine notion de normes d’images est devenue familière, ne serait-ce que pour acheter un écran TV.

Cette même qualité se retrouve en 2011 sur nos écrans de terminaux informatiques (ordinateurs fixes, tablettes informatiques et smartphones). Il n’y a pas si longtemps, il fallait être bien équipé en terminal (PC, Mac) et en liaison internet pour avoir une qualité d’image visualisable en plein écran. Il y a 10 ans, le défi était de voir une vidéo dans un timbre poste sur son écran d’ordinateur ! Quand les codec (logiciel de COmpression/DECompression du signal) de la norme MPEG1 étaient installés sur l’ordinateur de réception…

Avec l’évolution des réseaux et leur débit, les normes de compression vidéo, et les terminaux actuels (ordinateurs, smartphones, téléviseurs), il n’est plus trop surprenant de voir en direct une image en plein écran, sous un format de diffusion de 1920×1080 pixels. Ce que l’on appelle aussi « Full HD« .

Or les ordinateurs sont reliés à internet par du réseau filaire ou wifi pour le premier maillon (le faible au niveau sécurité…). Les smartphones sont reliés à internet par le réseau 3G lorsque l’appareil se trouve sous cette couverture. Les téléviseurs actuels peuvent se connecter à internet, directement ou indirectement.

 

MAIS ATTENTION AUX CONFUSIONS !

Le sujet n’est pas d’opposer le réseau hertzien et le réseau numérique appelé « TNT » (Télévision Numérique Terrestre, par opposition à la diffusion via le satellite). Ceci n’a pas de sens puisque la TNT est supportée par le réseau hertzien (les antennes relais). Le réseau émetteur reste le même (le système hertzien) : ce sont les gammes de fréquences ainsi que le codage qui sont modifiés.

 

C’est un système numérique qui supplante
un système à modulation de fréquences.

 

Non, le sujet est ici d’opposer la diffusion hertzienne (analogique ou numérique, dont les supports sont les antennes relais), à la diffusion par internet (dont les supports sont le réseau téléphonique et les centres d’hébergement de données numériques).

 

Sur un plan technico-juridico-économique…

Dans le domaine des réseaux hertziens, il n’est pas nécessaire d’avoir une autorisation pour la réception TV, mais les diffuseurs, eux, doivent disposer d’une autorisation des autorités de régulation ou déclarer cette diffusion (dans le cas du satellite) pour assurer les télétransmissions.
NB : Pas d’autorisation demandée pour la réception ne veut pas dire « pas de déclaration »… Car de nombreux pays ont un système de taxe que l’on connaît bien en France : la Redevance.

Dans le domaine des réseaux filaires (câble, ADSL, CPL) le signal est acheminé à chaque abonné par une connexion dédiée. Et dans le filaire, il y a bien trois familles, dont deux sont prédominantes :

  • La télévision par câble
  • La télévision par ADSL
  • La télévision par CPL (courants porteurs via le réseau électrique)

La troisième est bien entendu peu développée en France. Mais le réseau CPL ou ADSL ont un énorme avantage : Ils sont déjà en place. Pas besoin d’investissements pharaoniques.

Maintenant, l’accès au réseau hertzien via le poste de télévision, ou l’accès à l’internet via le PC ou un smartphone, sont pratiquement sur un pied d’égalité. À nous de choisir la chaîne ou le site web que l’on regarde.

 

Du côté des émissions…

Il est clair, que ce n’est pas du jour au lendemain que l’on peut se créer une chaîne hertzienne de télévision locale et à plus forte raison nationale : Les investissements sont bien plus élevés ne serait-ce que strictement au niveau des équipements d’émission, puisqu’avec l’équivalent d’un loyer d’une maison, il est possible d’avoir chez un centre d’hébergement de données informatiques, un mini-parc de serveurs qui remplissent la fonction d’un Youtube ou d’un Dailymotion. La difficulté sera ici d’approvisionner en contenus pour les spectateurs.

Ensuite, pour capter les images, s’il s’agit de remplir des journaux télévisés, la qualité est importante bien sûr, mais beaucoup moins que pour la réalisation d’un documentaire, voire un docu-fiction, qui pour ce dernier type, atteint parfois des budgets et une distribution digne d’un long métrage cinématographique.
On ne s’étonne plus à la télévision de voir des images issues de l’internet, pour illustrer des reportages, qui ont une qualité parfois plus que moyenne, car le gros problème de certains codecs est le mouvement d’images complexes, comme par exemple des feuillages, du gravier, une chute d’eau. Bref, là où il y a beaucoup de pixels différents et en mouvement au fil des images. C’est sur ce type d’images que l’on voit la dégradation arriver…

La qualité d’une caméra qu’elle soit photo ou vidéo se répartira toujours globalement entre 50% l’objectif (la partie optique à proprement parler) et 50%… le reste. C’est une histoire de mécanique, comme disait Descartes. Et c’est là aussi que réside une part importante du budget : plus les objectifs sont performants, et plus leur conception est haute en technologie. C’est de l’orfèvrerie.

Mais que diable ! N’allons pas faire une simple interview avec une caméra de quelques milliers d’Euros. À moins de penser à l’insérer dans le montage d’un long métrage.

 

On le perçoit : même dans le message télévisé (hertzien), le web, c’est la vox populi, l’information populaire, le bouche à oreille.

Ce n’est pas le média web qui va détrôner le média TV, c’est la popularité de son usage au sens où : le bouche à oreille n’a rien à voir avec le journalisme d’investigation. On a le choix de se laisser séduire par les « on dit », ou par la curiosité d’investiguer et de vérifier les sources. On a le choix de faire l’effort pour cliquer une ou deux fois de plus pour aller de l’autre côté du monde et prendre quelques renseignements différents. N’écoute-on pas les deux versions de deux parties en conflit pour mieux juger ?

Il est fort probable que l’on soit encore dans un virage où certaines impostures soient facilement réalisables, mais ce qui va tuer le canal télévisuel hertzien c’est la vox populi. Prendre le risque de ne plus être humain et se laisser bercer par l’instinct et non plus par la raison. Bien qu’il faille un peu des deux. Mais de grâce ! Pas les extrèmes !

On le voit de nos jours, on l’a vu par le passé, et cela se reproduira au moindre relâchement : à réagir trop vite à une information, on prend le risque de mettre un pas dans la décadence de Rome. Là où les jeux du cirque maintenaient le peuple en l’amusant. Instinct, quand tu nous tiens…

Et qui sait ? Peut-être que l’internet est notre cirque Maxime à nous, habitants du 21ème siècle « deux-point-zéro » ?

 

 

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